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Inégalité des genres au travail

Ce lundi 8 mars 2021, on célébrait la journée internationale des droits des femmes. En France, l’égalité entre les hommes et les femmes est inscrite dans la constitution comme un droit fondamental. Cette volonté est également à l’ordre des 17 Objectifs du Développement Durable adoptés par les Nations Unis en 2015.

Et pourtant, les inégalités perdurent dans l’hexagone. D’après une étude commanditée par le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, nous sommes loin de vivre dans une société égalitaire.

Aujourd’hui, dans le monde professionnel français :

  • Les femmes sont payées 20% moins que les hommes
  • La plupart des femmes ont déjà subies des violences sexistes, verbales, visuelles ou physiques à visée sexuelle
  • Les femmes sont victimes de discrimination à l’emploi
  • Les femmes ont en moyenne moins de progression hiérarchique et 25% moins d’augmentation que les hommes
  • Les femmes passent plus de temps que les hommes aux activités non-rémunérées, ce qui peut freiner leur performance au travail

 

Comment cette situation anormale peut-elle subsister ?

Malgré la généralisation d’un discours rationnel pro-égalitaire et malgré les convictions réelles et affirmées, le sexisme a la peau dure.

Il courre en filigrane dans les couloirs des entreprises, se tapit sous nos bureaux, ronge nos industries et mine les secteurs privé et public en reposant sur des habitudes si bien enracinées qu’elles passent souvent inaperçues. Grâce à notre expertise en sciences comportementales, nous vous proposons de partir à la chasse de ces mauvais plis qui froissent nos étendards d’égalité, nous appelons ces fameux plis : les biais comportementaux.

 

1° Biais de mimétisme et norme sociale : tendance à vouloir adopter des comportements pour appartenir au groupe

Exemple : ne pas oser s’opposer à une plaisanterie à caractère sexiste en groupe même si l’on n’est pas d’accord

 

2° Biais de résistance au changement : tendance à avoir peur de changer ses habitudes

Exemple : Hésitation à nommer une femme à un poste traditionnellement considéré comme « masculin »

 

3° Biais de représentativité : tendance à porter un jugement à partir de quelques éléments seulement, ce sur quoi repose tous les stéréotypes.

Exemple : le cycle hormonal des femmes les rendrait plus « émotives » et moins « rationnelles » que les hommes les rendant donc moins apte à la gouvernance

 

4° Biais de confirmation : tendance à utiliser indûment une première information comme un point de référence

Exemple : En France, les hommes et les femmes sont égaux en droit grâce à notre Constitution. Cela peut pousser à croire qu’il n’y a pas de “vrai” problème et donc à ne pas remettre en question des comportements sexistes ou engager des actions pour lutter contre les discriminations.

 

Le milieu professionnel est vecteur de bien des inégalités. Heureusement, c’est aussi le creuset dans lequel naissent des initiatives pour lutter contre les discriminations. La RSE impulse et valorise ces actions. Adopter une stratégie RSE, c’est aussi comprendre qu’on ne peut pas produire de la valeur en mettant à la marge la moitié de l’humanité. C’est comprendre que la diversité fait la force et que si l’État et les lois doivent garantir politiquement et juridiquement l’égalité, les acteurs privés doivent prendre part à cette ambition d’un point de vue sociétal.

 

Chez Quadrature, nous avons mis en place un cadre de travail juste. Et ce, avec des actions concrètes :

  • Nous appliquons une politique d’embauche équitable, c’est le 1er point de notre charte employés.
  • Nous n’acceptons aucun comportement ou situation montrant des signes de harcèlement physique, directe ou indirecte et pouvant porter préjudice aux employés.
  • Nous évaluons la satisfaction de nos collaborateurs et collaboratrices deux fois par an.
  • Nous luttons contre les stéréotypes en refusant la facilité des clichés de genre dans nos discours et nos contenus.
  • Nous accompagnons les entreprises dans des démarches RSE pour donner la chance à chacun et chacune de se réaliser au travail.

 

Ce lundi 8 mars 2021, on célébrait la journée internationale des droits des femmes.

Pour demain, on espère aller toujours plus loin, pour pouvoir célébrer un jour une réelle égalité des genres.

 

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