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L’innovation RSE chez Orange

Chez Quadrature, nous pensons qu’une formation de qualité est aussi moteur d’un monde durable et sommes attentifs à garder un contact régulier avec la recherche. C’est donc avec plaisir que nous avons rédigé la préface d’un mémoire sur les pépinières d’innovation RSE chez Orange. Ce mémoire présenté par Diane Guinnepain, Jacqueline Acheen Acremann, Carole Leblanc, Alexandre Ravel et Xavier Righini a été très bien reçu par le jury de l’Essec pour son caractère innovant et la capacité des propositions à embarquer tous les collaborateurs de l’opérateur.

 

« Des pépinières éco-responsables au cœur des territoires pour ancrer et incarner l’engagement RSE d’Orange

Pour une RSE qui ne soit pas incantatoire mais inclusive »

Préface

 

La RSE : l’innovation au cœur de la stratégie d’entreprise

Nous vivons une période exceptionnelle. Pour la première fois depuis des siècles, les entreprises s’interrogent sur leur responsabilité et leur rôle vis-à-vis de leurs collaborateurs, de leurs clients, de leurs fournisseurs et de leurs partenaires. Toutes ces catégories de publics, qu’on appelle les parties prenantes, font partie de l’éco-système des entreprises. Elles participent, de près ou de loin à leur succès.

Ce nouvel état d’esprit démontre la dimension collective des sociétés, quelle que soit leur taille et leur secteur d’activité. Le succès ne s’obtient pas contre les autres mais avec les autres. Ensemble dans la durée.

On quitte donc une longue période où les dirigeants étaient focalisés sur un unique objectif de rentabilité et de création de valeur, principalement pour leurs actionnaires, sans se préoccuper des conséquences à moyen et long terme de leurs décisions sur les ressources de la terre, la pollution, le climat, les humains.

C’est une véritable révolution qui s’opère, une rupture avec le temps passé. Comme toute révolution, les avancées se font par étapes, poussées par les réglementations de plus en plus contraignantes, les dirigeants d’entreprises les plus conscients de l’urgence de la situation, et depuis quelques années, par une majorité de citoyens inquiets des conséquences du dérèglement climatique.

La RSE change tout.

La RSE intervient dans ce nouveau rapport au temps. Elle change la temporalité de l’entreprise, en intégrant le long terme dans les décisions stratégiques. Dans un contexte de forte instabilité, de forte pression concurrentielle et de forte demande de rendement par les financiers et actionnaires, il n’est pas évident d’accepter une rentabilité moindre à court terme pour pérenniser l’activité sur une période plus longue. Voilà pourquoi l’intégration du long terme dans la stratégie est un premier marqueur de la RSE.

Le deuxième marqueur est la pratique du dialogue avec les parties prenantes internes et externes : confronter les avis, éviter les rapports d’affrontements pour instaurer une dynamique de co-construction de la valeur dans les décisions des dirigeants. C’est une nouvelle façon de définir sa stratégie, représentée  par la matrice de matérialité, en intégrant tous les avis pour jouer collectif, , Pour un partage plus équilibré avec tous ceux qui participent au succès de l’entreprise.

C’est une avancée considérable qui rebat en profondeur la façon de faire la stratégie et de manager. Elle va au-delà des actions philanthropiques menées à travers les fondations et le mécénat d’entreprise. Ces actions compensent leurs impacts négatifs, mais sans réelle volonté de changer leurs modes de production, afin de rendre un peu à la société ce qu’elles ont beaucoup gagnée, quelles que soient les conséquences. Mais cette générosité mesurée ne remet pas en cause leur modèle d’affaires. 

Aujourd’hui, cette pratique est datée. Une nouvelle ère s’ouvre. Les dirigeants réfléchissent à la raison d’être, c’est-à-dire à l’utilité pour l’intérêt général. Preuve que cette démarche est irréversible : près de 70% des entreprises du CAC 40 se sont déjà dotées d’une raison d’être. Et de nombreuses ETI et PME, sans formaliser une raison d’être, intègrent cette réflexion dans leurs préoccupations et leur management. De plus, on enregistre aussi une forte progression des entreprises à mission et/ou labellisées Bcorp.

 

Il est temps de passer de la RSE tactique à la RSE stratégique

Ainsi, les entreprises passent de la RSE tactique à la RSE stratégique, directement intégrée à leur modèle d’affaires afin de réduire durablement leurs externalités négatives plutôt que les compenser. Elles deviennent alors inclusives, ce qui renforce l’engagement de leurs collaborateurs et améliore leur compétitivité auprès de leurs clients, avec une meilleure capacité d’innovation, d’anticipation et d’adaptation aux nouvelles attentes. La RSE stratégique permet la résilience, donc la durabilité, dans le monde particulièrement complexe dans lequel nous vivons actuellement, et qui reste incertain pour plusieurs années.

Orange à la pointe de la RSE

Dans le domaine de la RSE, Orange est une des entreprises les plus en pointe.

La crise sociale qu’elle a connu il y a quelques années a joué un rôle de détonateur. Les dirigeants actuels ont pris très tôt conscience de la nécessité de modifier la façon de manager, diriger et orienter la société, notamment auprès de ses collaborateurs.

Le travail qui vient d’être réalisé par les « ancreurs d’émotions », pour implanter la RSE collaborative au niveau des territoires, démontre la clairvoyance des dirigeants et le dynamisme d’Orange. Alors que les récentes études démontrent que 70% des salariés ne savent pas encore ce qu’est la RSE, ces lieux de rencontre et d’apprentissage vont permettre de former les collaborateurs à la RSE et, pour ceux qui le veulent, d’en devenir acteurs en interne comme à l’externe. Orange prend un temps d’avance sur ses concurrents en inscrivant durablement la RSE dans son fonctionnement.

Parallèlement, consciente de ses responsabilités auprès de ses clients et de toutes les catégories sociales, Orange s’est fixée des engagements très ambitieux pour l’environnement, pour un numérique responsable et une société de confiance. Trois piliers essentiels pour mettre le numérique au service d’une société plus ouverte, plus juste et plus sûre. Une véritable démarche d’entreprise durable, résiliente, utile pour le plus grand nombre. Un service pour tous les publics.

Pascal Fonteneau

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